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    Présentation des différents centres touritisques de la Côte d'Ivoire : Abidjan, la région de la Marahoué

    /Présentation d'Abidjan

    Plaque tournante d'Afrique de l'ouest, la ville d'Abidjan exerce un pouvoir d'attraction certain sur les habitants de la Côte d'Ivoire. Attrait économique certes, mais aussi attrait touristique... Selon la légende, des colons français qui exploraient la région d'Abidjan rencontrèrent un vieil homme. A la question des étrangers lui demandant le nom de l'endroit où ils se trouvaient, il répondit : " je reviens de couper des feuilles dans la forêt", ce qui se prononce en langue ébrié : "T'chan M'bi djan". L'oreille peu exercée des francais aurait entendu "Abidjan". Ainsi fut baptisée la ville qui, le 1er janvier 1934, devenait le chef-lieu de la colonie et, le 4 décembre 1958, prenait le titre de capitale de la République de Côte d'Ivoire après Grand-Bassam et Bingerville et avant Yamoussoukro. Dix communes composent la ville d'Abidjan : Le Plateau, Abobo, Adjamé, Attécoubé, Cocody, Koumassi, Marcory, Port-Bouét, Treichville, Yopougon.

    Plateau Surnommé par certains le "Manhattan des tropiques", Le Plateau avec ses nombreux immeubles surplombe la lagune Ebrié. Depuis la création du quartier ferroviaire, pour accueillir le terminus de la ligne de chemin de fer Abidjan-Niger, le Plateau n'a pas cessé de se développer pour devenir le centre administratif, commercial et financier de la Côte d'Ivoire.

    Abobo / La commune d'Abobo joue depuis longtemps le rôle de refuge pour les migrants ayant peu de moyens financiers. A l'origine, ce quartier fut l'une des premières stations de trains ; il s'est développé spontanément autour de la gare. Adjamé. C'est à Adjamé que se situe la plus vieille souche Abidjanaise. Tandis que les colons s'installaient au Plateau, les premiers migrants, venus travailler sur le chantier de la voie ferrée, construisirent leurs cases à proximité du village d'Adjamé. Ce quartier est aujourd'hui un centre de négoce intense où les commerçants dioulas, libanais, mauritaniens etc... se sont rapidement installés.

    Attécoubé. Situé sur une butte dominant la bai du Banco, Attécoubé est longtemps demeuré un simple village peu touché par l'urbanisation qui se développait dans les localités voisines. Au début de l'ère coloniale, Attécoubé a été le premier témoin du négoce d'exportation de bois. Les grumes d'acajou, niangons, sipos, sambas, framirés et autre billes de bois transitaient par la lagune jusqu'aux navires chargés de les emporter en Europe. Ces grumes de bois font encore partie du paysage d'Attécoubé. Par ailleurs, la commune englobe la totalité des 3000 hectares constituant le parc national du Banco.

    Cocody. La renommée de cette localité résidentielle s'est construite autour de son quartier des ambassades, où de spacieux jardins surplombant la lagune enjolivent de fort belles demeures à l'architecture luxueuse. Cocody a l'énorme avantage d'être un faubourg autonome : la plupart des écoles primaires et secondaires y sont regroupées qui, s'ajoutant à l'université, à l'Ecole Nationale d'Administration, à l'Institut des Arts, etc... en font un véritable centre culturel. La radiotélévision ivoirienne (RTI) y est également installée. Avec ses hôpitaux, ses marchés réaménagés et ses divers centres commerciaux ( dont l'Espace Latrille, abritant la plus grande galerie commerciale de la sous région), Cocody ne manque de rien.Ses extensions (Riviéra, Deux-Plateaux, Angré...) sont toutes aussi agréables à vivre.

    Koumassi. Le village traditionnel d'Ancien Koumassi étant rattaché à la commune de Marcory, Nouveau Koumassi est bel et bien une autre ville, sortie des marécages depuis quelques années seulement. Elle bénéficie d'une zone industrielle qui lui garantit un certain équilibre entre les emplois et les logements.

    Marcory. /Avec ses terrains marécageux et couverts de broussailles, Marcory a longtemps été jugée à peu près inconstructible. Jusqu'au jour où des particuliers ont pris l'initiative de remblayer la presqu'île et de mettre en valeur la cité. L'humour populaire s'exprime dans la domination des rues de cette localité ; ainsi, " l'avenue de la TSF" trouve ironiquement son prolongement dans un quartier qui, s'étant développé spontanément et dépourvu de tous réseaux est appelé "Marcory sans fil". Plus à l'Est, on trouve "Marcory Poto Poto", ce qui signifie "la boueuse". Faisant également partie du domaine communal, la zone 4 abrite à la fois des industries et des villas, selon le système usuel des concessions où les logements sont contigus à l'usine. Marcory renferme encore des villages tels que Biétry, Vieux Koumassi, Anoumabo qui se distinguent par leurs églises chrétiennes ou harristes, toujours présentes.

    Port-Bouët. / Etalée tout le long du littoral sur une dizaine de kilomètres au delà du canal de Vridi, Port Bouët porte le nom du Commandant Bouét Villaumez qui, en 1837, fut chargé par le roi de France de conclure des traités de commerce et de protection avec des chefs côtiers. C'est en fait vers 1930 que Port Bouët commença à être habité. La construction du wharf draina à ce moment toute une activité de manutention des marchandises. Le célèbre phare de Port Bou?t qui balaie la mer sur un rayon de villes marins fut construit à cette époque. La deuxième étape du développement de cette commune remonte à la création du port, en 1950. Usines et entrepôts se multiplièrent ensuite à Vridi qui devint la principale zone d'emplois d'Abidjan. Porte d'Abidjan par excellence, ayant cédé le port maritime à Treichville à cause du canal, Port Bouët a en revanche pris l'aéroport international d'Abidjan.

    Treichville. Treichville doit son nom a Treich-Laplène, résident de France qui géra les premières plantations d'Elima et signa de nombreux traités de commerce, de protection et d'amitié. Treichville vit le jour à partir de 1910 sur une île inhabitée, juste en face du Plateau, où venait d'être construite la gare de la RAN, terminus de la voie ferrée. En 1936, le quartier bénéficia des travaux de réalisation du canal de Vridi, assurant la liaison entre le Plateau et le chantier sur le cordon lagunaire. Lorsqu'en 1950, le port d'Abidjan fut construit, Treichville devint le principal pôle de développement des industries et des entrepôts commerciaux qui s'installèrent dans les Zones I, II, III. Avec ses discothèques de la rue 12 et du carrefour France-Amérique , avec ses centaines de maquis où la bière locale et la viande de brousse constituent le menu traditionnel, avec ses marchés, Treichville est la plus populaire des communes d'Abidjan.

    Yopougon. Au cours des années 1970, le champ de Yopougon fut désigné pour devenir la grande zone d'extension d'Abidjan et abriter les importants programmes de l'Etat en matière de logement sociaux. La station de recherche de l'ORSTOM (Office de la Recherche Scientifique et Technique d'Outre-Mer) et l'Institut Pasteur sont installés à Yopougon. Une zone industrielle s'y est implantée ainsi qu'un CHU moderne.

    Bouaké, la plus importante des villes de l'intérieur, est située sur la route reliant la Côte d'Ivoire au Burkina Faso. La majorité des habitants de cette région sont des Baoulé, dont l'histoire est un épisode de la diaspora des Achantis. Lorsque le royaume achanti se stabilisa autour de Kumassi, au Ghana, une fraction de la population, chassée par des dissensions familiales, se regroupa autour de la reine Abla Pokou et vint se fixer au centre de la Côte d'Ivoire. Selon la légende, Pokou et son peuple furent arrêtés dans leur fuite par un fleuve. Pour qu'ils fussent sauvés, l'oracle exigeait un sacrifice : la reine jeta son fils unique dans les eaux infestées de crocodiles.

    Alors, sur la rive opposée, un grand fromager se coucha pour servir de pont aux fugitifs. Tous purent passer, mais la reine, déchirée, se tourna vers le fleuve et cria : Ba ouli (l'enfant est mort !). Telle serait la tragique origine du nom Baoulés. Avec la construction du barrage de Kossou, sur le fleuve Bandama, la région s'est transformée. Depuis que ses eaux ont atteint leur niveau définitif, la retenue est trois fois plus vaste que le lac Léman. Cent mille personnes ont d' émigrer pour ne pas être englouties, et c'est essentiellement pour limiter leur exode vers Abidjan que les agglomérations comme Bouaké et Yamoussoukro (ville natale du Président Houphouet-Boigny et capitale du pays avec 88.000 habitants) se sont développées. Autour de ces deux pôles, on a construit des villages, et beaucoup de paysans ont abandonné le travail de la terre pour se faire pêcheurs.

     

    Yamoussoukro est le type même de la ville qui a grandi au rythme des besoins non de sa population, mais de ses promoteurs. Très étendue, elle est quadrillée par un réseau routier moderne, que bordent des milliers de réverbères. Entre les routes et les autoroutes s'étendent de larges espaces vides, d'où surgissent, épars, l'imposante maison du parti, le palais Présidentiel, l'hôtel Président et une mosquée de style maghrébin qui semble faite de dentelle blanche et bleue, et la magnifique basilique Notre Dame de la Paix. Un important centre universitaire, groupant quelque 5000 étudiants, est opérationnel. Le petit lac qui jouxte la résidence du Président offre chaque jour un spectacle original : vers 18 heures, on peut assister au repas des crocodiles sacrés. Rien ne vous empêche de vous munir d'une ou deux volailles (vivantes !) et de les offrir à ces charmants créatures... C'est également dans le Centre, près de Daloa, qu'est située la réserve de la Marahoué (101.000 ha), riche en animaux sauvages qu'il faut surprendre au petit matin ou au coucher du soleil. Le circuit de la " boucle de cacao ", que l'on peut rejoindre à Dimbokro, fait passer de la forêt à la savane, dont le tapis de hautes herbes est coupé d'étroites bandes de forêt galerie, le long des marigots. Le palmier-rônier y ponctue l'horizon de bouquets de palmes et surtout de troncs morts, les villageois décapitant le bourgeon terminalpour recueillir la sève qui, une fois fermentée, constitue la véritable boisson nationale : le bangui.

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